dimanche, 20 octobre 2019

Patrimoine et Pedagogie

Collège Saint-Michel de Gosselies

02 PRESENTATION DU COLLEGE (Père LAFONTAINE 1966)

Extraits de l'édition Belgique-Sud-Assomption (trimestriel assomptionniste) du 26 mars 1966 par le Père Lafontaine, directeur du Collège Saint-Michel de Gosselies

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LE COLLEGE SAINT-MICHEL A GOSSELIES

A. SITUATION DU COLLEGE – POINT DE VUE STATIQUE

1° Un peu de géographie

Le Collège est situé à 8 kilomètres du Nord de Charleroi, dans la banlieue du pays dit « noir » à cause de ses charbonnages. Charleroi et ses environs compte quelques 400.000 habitants. Le Collège se recrute dans une population de 80.000 habitants dont les principales communes sont: Jumet (30.000 h. : 81 élèves); Courcelles (18.000 h.: 42 élèves); Gosselies (11.000 h.: 64 élèves); Ransart (10.000 h.: 28 élèves); Roux (10.000 h.: 13 élèves). Nos élèves nous viennent de 81 communes.

L'accès au Collège est facile. Des trams et des autobus sillonnent la région en tous sens et des arrêts sont prévus en face ou à quelques minutes du Collège.

Tout près du Collège un champ d'aviation (viendra-t-on un jour au Collège en avion ?) avec ses deux usines: Fairey et Sabca; des usines de fers et de verres; on travaille activement à l'autoroute de Wallonie (pour celle-ci on nous exproprie une partie du parc : 70 ares); une usine très importante est en voie de construction à Gosselies: Carterpillar, qui recrutera, dit-on, 3000 techniciens et ouvriers. Les charbonnages sont en voie de disparition.

2° Les établissement similaires au nôtre

a) L'enseignement moyen catholique comprend 7 Collèges, assez diversifiés, qui se répartissent comme suit: dans le Sud: à Charleroi, les Pères Jésuites (section latin-grec, latin-sciences); les Frères des Ecoles Chrétiennes (section scientifique A); à Châtelet, les Frères des Ecoles Chrétiennes (section scientifique A et section économique); à Châtelineau, le Collège épiscopal Saint-Pie X, fondé il y a cinq ans (section latin-grec, section latin-mathématiques, section latin-sciences); à Gerpinnes, les Chanoines de Latran (internat surtout, section latin-grec et section moyenne générale en formation); dans le Nord: (notre zone): à Jumet, les Frères Maristes (section moyenne générale); à Rèves (internat surtout, section latin-grec et section moyenne générale).

b) L'enseignement de l'Etat compte 12 athénées réparties comme suit: dans le Nord: Gosselies, Fleurus, Pont-à-Celles, Trazegnies, Jumet; dans le Sud: Charleroi, Châtelet, Gilly, Marchienne-au-Pont, Marcinelle, Thuin, Fontaine-l'Evêque.

Remarques importantes: les établissements de l'Etat sont mixtes, ils comprennent toute la gamme des sections, ils joignent souvent à l'enseignement moyen l'enseignement technique (section A3), et même l'enseignement professionnel, dans le but sans doute de « rattraper » les élèves et peut-être aussi dans la perspective d'égalisation de l'enseignement.

3° Notre Collège

a) Situation matérielle

Le Collège est établi dans une grande propriété, achetée au Baron Drion du Chapois. Elle contient quelques 18 hectares dont 5 à 6 hectares de prairies, des bois, un étang, des cours, des chemins et des bâtiments scolaires. Oh ! ces bâtiments, ils sont une histoire et laquelle ! Lorsque le 13 août 1953, le Père Maurice BERHIN arriva à Gosselies, il trouva un corps de logis en bon état mais il n'y avait pas d'eau aux étages et les poêles, si anciens et si beaux pourtant, étaient peu pratiques. (Si le Père Ange BRIX me lit à Paris, il sourira en songeant aux aventures qu'il a eues avec son poêle et ses bois.) Quant aux deux ailes attenant au château, le pied de l'homme n'y avait plus pénétré depuis des années. Une désolation ! Le courageux Père Albert WILLEM se mit à la besogne avec une ardeur... ralentie souvent par l'état d'une caisse vide (elle l'est toujours!), affreusement vide, car nous ne recevions pas un centime du Ministère (et cette situation durera 6 ans). Fort heureusement, nous avons pu trouver place dans une aile du château pour quelques vaches, le bien du pauvre ! Mais les malheureuses ont changé de domicile plus d'une fois, - tout comme le Bon Dieu, quatre fois: de la salle de communauté actuelle à la salle d'étude, de la salle d'étude au dortoir, du dortoir à la salle de gymnastique, de la salle de gymnastique à notre chapelle d'aujourd'hui, dite toujours provisoire. Du vrai Bethléem, quoi !

Nous vivions de projets, encore maintenant, figurez-vous. Lorsqu'on ne fait plus de projets, on écrit ses « mémoires ». Après de multiples tergiversations, on s'arrêta à un plan d'ensemble, par les ommets: au centre, l'administration, à gauche, l'internat, à droite l'externant. Et les plans, les contre-plans, une rata de plans se succéda quand enfin en octobre 1958, on fit crouler dans l'enthousiasme d'une centaine d'élèves une partie du mur qui entoure la propriété. C'était le coup d'envoi. Les pieux dit « Franki » s'enfoncèrent jusqu'à 15 mètres pour soutenir notre bâtiment qui allait servir à l'internat avec 100 alcôves, 5 classes provisoires (ce mot provisoire, je ne le répéterai plus, il est sous-entendu à chaque pas que nous faisons) selon le plan d'ensemble, une salle de récréation (qui est aussi et toujours salle de gymnastique, salle de théâtre, salle de réunion), une salle d'études. La construction avança rapidement si bien qu'au 1er septembre 1959, nos élèves entrèrent dans des alcôves sans fenêtre.

Nous souffrions du manque de place: 180 élèves dans les seuls bâtiments du château ! C'est en novembre 1958 que, sans un sou, - la Providence nous envoya alors un bienfaiteur insigne, - nous achetâmes un pavillon de l'Exposition de Bruxelles, non, pas le pavillon de l'Amérique, mais une modeste construction en bois qui servait là-bas de restaurant populaire. Le pavillon fut ramené au Collège en pièces détachées. Il nous rendit d'immenses services. Je parle de ce pavillon au passé, car le 29 juin dernier, il fut ravagé par le feu et réduit en cendres en une demi-heure. Feu donc le « rhéto-bar », car c'est ainsi que nous l'appellions. Il était le rendez-vous des rhétoriciens et de la jeunesse. Il eut même, un de ces jours fastes de fancy-fair, la désagréable surprise de recevoir les gendarmes à la poursuite des « blousons noirs ».

Il restait un grand pas à faire: construire l'internat. Les travaux commencèrent le 24 octobre 1960 et ce n'est que le 1er septembre 1962 qu'il put être occupé complètement. Il comprend: une chapelle, la cuisine, le réfectoire, la vaisselle, huit chambres de religieux, dix classes, l'auditoire de physique et le laboratoire de chimie qui n'est pas encore achevé.

Les cours ont été aménagés année après année avec la hache d'abord (il fallait abattre les arbres), la pioche, la pelle, enfin le bull-dozer. L'an dernier, les avants-cours ont reçu une toilette bien nécessaire à la grande satisfaction des mamans, qui se plaignaient d'user de trop de cirage. Cette année la construction d'un préau s'achève.

Mais où en sommes-nous maintenant ? Une phrase résume la situation: nous sommes à l'étroit. Ecoutez plutôt: 24 classes dans 20 locaux (comprenne qui peut); trois classes se trouvent encore à l'internant et sept classes dans le château, pas de classe spéciale de dessin, de géographie, d'histoire; un auditoire-laboratoire de physique-chimie (remarquez les tirets entre les mots); pas de salle de jeu pour les grands; pas de salle pour les réunions de groupes dont il sera fait mention plus loin, quant au réfectoire, il faudrait demander aux surveillants ce qu'ils en pensent; les murs et les montants des fenêtres attendent de la peinture et on croit parfois les entendre gémir avec leur bois étalé tout nu; une salle de théâtre et de gymnastique (oserait-on y songer ?); si vous venez au Collège, vous serez les bienvenus, mais le Père Supérieur (heureusement qu'il est un peu pretidigitateur) aura de la peine à dénicher une chambre où vous pourrez dormir.

Non, les projets ne manquent pas, parce que s'arrêter, c'est mourir. Mais faudra-t-il s'arrêter ? Non dans nos intentions, mais oui devant le trou béant de la caisse. La partie construite n'est pas encore payée et je vous dis au creux de l'oreille: « il y a encore beaucoup à payer ».

b) Le corps enseignant et para-enseignant

Nous sommes 25 religieux, dont cinq Frères qui nous rendent d'immenses services, et 25 professeurs laïcs. Ceux-ci donnent les deux-tiers des cours. Les différents services du Collège, nettoyage, vaisselle, etc., sont assurés par dix jeunes gens suisses. Nous ne pourrions jamais nous payer le luxe d'un personnel rétribué aux conditions que vous connaissez.

c) Les sections

A ce jour, le Collège comtpe 513 élèves, répartis en quatre sections: latin-grec, latin-mathématiques, scientifique A, économique. Il faut ajouter à ces quatre sections une Préparatoire, qui équivaut à une classe de sixième primaire. Ces sectins ont été créées aux dates suivantes:

latin-grec, degré inférieur : septembre 1955

degré supérieur : septembre 1958

scientifique A, degré inférieur : septembre 1955

degré supérieur : septembre 1959

latin-mathématiques, degré inférieur : septembre 1960

degré supérieur : septembre 1962

section économique, degré supérieur : septembre 1965

Il faudrait (ah! Ces « il faudrait »!) créer une section latin-sciences, section qui est appelée à prendre de l'extension. La demande a été introduite à la Fédération de l'Enseignement Moyen Catholique. Les projets de rationalisation de l'enseignement qui sont à l'ordre du jour peuvent nous causer quelque inquiétude; mais notre souci est encore plus grand de considérer d'une part l'insuffisance de nos locaux et d'autre part l'état de nos finances. Pour ouvrir cette section, il faut construire. Continuer le plan d'ensemble est chose impossible, vous devinez pourquoi. Alors ? Une solution moyenne: construire cinq ou six classes préfabriquées, qui pourront plus tard nous rendre de très grands services. Il faudrait peut-être attendre, mais alors nous arriverions trop tard.

d) La population scolaire

L'école apostolique, transformée en Collège en 1955, comptait:

En 1953-1954 : 17 élèves

En 1954-1955 : 23 élèves

Depuis lors, la population scolaire à évolué comme suit:

Années - Chiffre Total - Classes de sixième:

1955-56: 66 : 53

1956-57: 93 : 52

1957-58: 132 : 53

1958-59: 180 : 66

1959-60: 272 : 96

1960-61: 357 : 128

1961-62: 444 : 153

1962-63: 466 : 132

1963-64: 497 : 115

1964-65: 498 : 109

1965-66: 513 : 108

Les 513 élèves se répartissent comme suit :

par sections:

Préparatoire : 33

Latin-grec, degré inférieur : 165

degré supérieur : 87

Latin-mathématiques, degré inférieur (5e et 4e) : 32

degré supérieur : 37

Moderne moyenne générale (6 – 5 – 4) : 99

Scientifique A, degré supérieur : 37

Economique, degré supérieur (3e) en formation : 23

par années d'études

Préparatoire : 33

Sixièmes : 106

Cinquièmes : 97

Quatrièmes : 93

Troisièmes : 81

Secondes : 58

Premières : 45

N.B. Le chiffre 108 cité plus haut est celui de la date officielle d'inscription, le 1er octobre. Le chiffre 106 est celui du 14 mars 1966.

Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ces chiffres ? Si l'on considère les chiffres cités pour les sixièmes (l'avenir), on remarque que pendant les trois premières années le recrutement a été modéré, puis il y eut uen brusque montée en flèche de 1958 à 1961, enfin une descente progressive, lente mais certaine.

L'interprétation de ces chiffres est toujours difficile. Mais on peut dire que la montée en flèche de 1959-1960 est due à l'internat nouvellement construit, à une natalité très haute, à la publicité du Collège qui est de plus en plus connu. La descente semble être due à la création du Collège à Châtelineau, de plus en plus actif, à la natalité, à des orienteurs bien en place déçus par l'échec de leurs élèves au Collège. Quoi qu'il en soit il faut être vigilant.

B. SITUATION DU COLLEGE – POINT DE VUE DYNAMIQUE

Toutes les activités du Collège peuvent se placer sous un dénominateur commun, que nous désignerons sous le nom RELATIONS. Aristote définissait l'homme « un animal raisonnable ». Il faudrait ajouter à cette expression le mot « social ». Nous ne faisons que parler à « d'autres » ou écouter « d'autres » et de ce côté la vie au Collège, spécialement, est un dialogue continu avec des personnes qui, de diverses façons, sont intéressées par le Collège. Nous dessinerions tout ce monde ainsi :

(sous forme de cercle)

  1. Elèves (activités spirituelles, cours, activités para-scolaires)

  2. Anciens Elèves-Comité

  3. Parents: Comité réunion

  4. Centre psycho-médico-social

  5. Inspection officielle et libre

  6. Enseignement primaire

  7. Enseignement universitaire

  8. Fédération et Ministère

  9. Autres Collèges et Athénées

  10. Le Clergé

  11. Autorités communales

1° Relations avec les élèves

a) Activités spirituelles

Le Père Marius TALLIER assume la charge de préfet spirituel des élèves, lourde responsabilité et travail considérable. Chaque matin à 8h30 un groupe de classe assiste à la messe. Chaque jour le Préfet doit préparer son mot, son exhortation, ses conseils, en tenant compte de l'âge de ses « paroissiens » et de la mentalité des jeunes d'aujourd'hui qui vivent, particulièrement en ces milieux industriels, dans un monde déchristianisé. Beaucoup de parents ne pratiquent pas, mais se prétendent chrétiens. Après les cours de la journée, un Père assure une messe libre pour les volontaires. Le vendredi soir, les internes assistent à une messe communautaire obligatoire.

La question des retraites annuelles pose chaque année des problèmes. Nous sommes à la recherche d'une formule adaptée. Cette année les classes de 6e et 5e ont passé leur retraite au Collège, deux jours par groupe, sous la direction de trois prédicateurs. Les rhétoriciens se sont envolés trois jours à l'Abbaye de Saint-Denis, près de Mons. Des retraites libres sont organisées pendant les vacances de Pâques.

La légion de Marie est active sous la responsabilité de Messieurs W.Graux et Ph.Benoît et du Père Albert Jaumin, aumônier. Le mouvement des Cadets (une pré-J.E.C.) est sous la responsabilité du Père René Maréchal de même que le cercle missionnaire. La troupe scoute du Collège, sous la responsabilité de Messieurs G.Paulus et J.Laurent, cherche sa voie. Le carême de partage a pris une grande ampleur; les initiatives sont nombreuses, diverses, parfois « comiques »; certains en font un sport, d'autres comprennent le sens réel de la campagne.

b) Les cours

Les professeurs-éducateurs rencontrent surtout les élèves dans les cours. Je n'ai pas à rebattre les lieux communs de la haute mission qui leur est dévolue, de la patience, du courage et de la ténacité qui leur est demandée.

Cette année nous avons suivi les conseils de la Fédération pour la constitution des « dossiers individuels » des élèves du degré inférieur.

a) Les activités para-scolaires

De plus en plus elles prennent de l'ampleur. Elles permettent aux éducateurs de rencontrer leurs élèves à des moments de détente, d'ouverture plus grande, de spontanéité. Il existe au Collège: un cercle littéraire, sous la responsabilité des Pères Marieus Tallier, Thierry Ledoux, Emmanuel Waterkeyn; un cercle scientifique sous la responsabilité de Monsieur J-L. Van de Walle; un cercle musicale sous la responsabilité du Père Yvan Thirion; un cercle théâtral, sous la responsabilité du Père Emmanuel Waterkeyn. Le Père Arthur Jallet, Préfet de discipline, donne aux élèves de Premières un cours de philosophie pour ceux qui le désirent. Nos élèves participent au tournoi d'éloquence sur l'Europe sous la conduite du Père Emmanuel Waterkeyn. Le Père Jean Penning a orgnaisé cette année un concours donnant droit à un voyage gratui en Grève. Nos élèves participent aux multiples activités de la Dante Alighieri de Charleroi, sous la responsabilité des Pères Yvan Thirion et Thierry Ledoux. Les sports occupent une place importante au Collège. Nous participons à toutes les compétitions sportives de la région en football, basket, athlétisme. Chaque année au mois de février le Championnat du Hainaut a lieu chez nous. Pendant les vacances, on ne chôme pas: voyage en Grèce, un camp en Suisse, un camp en Belgique.

2° Relations avec les anciens élèves

Un Comité est formé. Chaque année les élèves de premières élisent le délégué de leur classe. Au mois d'octobre a lieu le soupers des « Anciens ». Mais le climat de cette soirée est à repenser pour ne pas tomber dans un formalisme ridicule. Les anciens viennent volontiers au Collège mais cette année le Comité a été moins actif, sans doute parce que le Président accomplit son service militaire.

3° Relations avec les Parents

Un Comité de parents est constitué. Il se réunit trois fois par an. Ce comité est à la base des réussites de la fancy-fair, qui demande le concours de très nombreuses personnes.

Les professeurs rencontrent les parents par contact individuel et officiellement aux réunions des parents qui ont lieu deux fois par an au mois de novembre et au mois de février. Ces rencontres demandent beaucoup de doigté, de la délicatesse, parfois un réel effort sur soi-même.

L'an prochain, nous projetons d'ouvrir une session de langue anglaise par les moyens audio-visuels. Ces cours se donneraient le soir pour les élèves et pour les adultes désireux d'apprendre cette langue ou de s'y perfectionner.

4° Relations avec le Centre psycho-médico-social

Le Collège est inscrit au Centre libre de Charleroi. Examens collectifs des années décisives: 6e, 4e et 1ère.

5° Relations avec les inspecteurs officiels et libres

Nous somems, vous vous en doutez, soumis à l'Inspection de l'Etat. Cette année nous avons reçu deux inspecteurs: l'inspecteur de géographie et l'inspecteur de dessin. Les inspecteurs de l'enseignement libre sont des inspecteurs du diocèse. Ils nous rendent de grands services.

6° Relations avec l'enseignement primaire

Relations très importantes our le recrutement du Collège, relations délicates et difficiles. Cette année nous avons réuni une quarantaine d'instituteurs de la région pour dialoguer sur le passage de l'enseignement primaire à l'enseignement secondaire et plus particulièrement sur la question de « l'analyse ». L'inspecteur Cantonal de l'Etat assistait à la réunion.

7° Relations avec l'enseignement universitaire

Au mois de novembre, nos élèves de Premières assistent à la journée des rhétoriciens, à l'Université de Louvain. Cette année Monseigneur Goossens, un étudiant et une étudiante sont venus entretenir nos rhétoriciens de la vie universitaire et des problèmes qu'elle pose.

8° Relations avec la Fédération et le Ministère

La Fédération de l'enseignement moyen catholique est l'organisme central des Collèges en Belgique. Il nous donne des renseignements précieux et indispensables, par voie de circulaires. Quant au Ministère, on y entre pas la petite porte, et par des personnes bien disposées qui s'y trouvent.

9° Relations avec les autres collèges et athénées

Nos relations sont bonnes. Les élèves se rencontrent sur le terrain du sport. Nous nous rencontrons entre directeurs de Collège en diverses circonstances mais notre effort n'est pas suffisament coordonné en ce qui concerne l'enseignement catholique de la région.

10° Relations avec le clergé

Plusieurs Pères sont vicaires dominicaux. Nous rendons volontiers service. Nos relations sont excellentes.

11° Relations avec les autorités communales

Gosselies a une majorité « rouge ». Nous n'avons pas de rapport spécial avec eux. Ils sont d'une courtoisie qui s'arrête au niveau de la poignée de mains. Sens interdit.

Voilà décrits quelques aspects de la vie du Collège. Tout n'a pas été dit. Ce sera pour une autre fois.

Gosselies, le 14 mars 1966.

P.Francis LAFONTAINE, A.A.

P.S. En date du 17 mars 1966, la « Fédération Nationale de l'Enseignement Moyen Catholique » a donné au Collège de Gosselies l'autorisation d'ouvrir la nouvelle section « latin-sciences ».